Boycott Lipton et tous les produits Unilever

Des clowns complètement accros en veulent toujours plus des produits Unilever car « Ya des vrais bouts de hachi de salariés dedans ».
Alors que d’autres se lancent dans le conseil client…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Explications (venues d’ailleurs) :
C’est l’histoire de 82 personnes contre une multinationale.
Eux, c’est les Fralibs, salariés d’une usine de thé et d’infusion à Gémenos, près d’Aubagne.
La multinationale, c’est Unilever, géant de l’industrie, ayant dans ses paniers un nombre de marques incalculable (pour n’en citer que quelques unes : Amora, Alsa, Maille, Côte D’Or, Cornetto, Miko, Magnum, Knorr, Fruit d’Or, Axe, Monsavon, Timoteï, Rexona, Cajoline, Skip, Omo, Lipton…)
Evidemment, dit comme ça, le scénario semble écrit d’avance, et pourtant… Voici le résumé des épisodes précédents :
« Votre usine n’est pas rentable. Elle fermera donc ses portes. »
C’était en 2010. C’était le discours d’Unilever. Et c’était un mensonge.
Depuis, plusieurs expertises, dont certaines commandées par la région PACA (qui n’est pas spécialement un repaire de gauchistes !), ont prouvé le contraire : sur un an, il suffit de 4 mois à l’Usine de Fralib à Gémenos pour être rentable. Les 8 autres mois ne sont que bénéfice et dividendes pour les actionnaires.
Forts de ces expertises, à 3 reprises les salariés de Fralib sont allés devant la Justice. A 3 reprises, les tribunaux leur ont donné raison et ont jugé illégal le « plan social » proposé par Unilever…
Cela fait donc 3 ans que Fralib ne produit plus de thé à Gémenos, mais que, grâce à ces décisions de Justice, beaucoup de ses salariés n’ont pas encore été licenciés. 3 ans qu’ils continuent de se rendre chaque jour à l’usine pour tenter de sauver leur travail, leur usine, leur avenir et une certaine vision du monde.
La première année de lutte, ils la consacrèrent à essayer de trouver un repreneur. Plusieurs grandes entreprises – Lustucru, par exemple – se montrèrent intéressées mais, du fait de l’intransigeance d’Unilever, aucune n’aboutit.
Qu’à cela ne tienne. Aucune entreprise ne veut reprendre Fralib ? Les salariés de Fralib décident de se mettre en SCOP, Société Coopérative de Production, et de devenir leur propre patron. L’idée germe peu à peu, au fil des mois de lutte et des rencontres.
Ils se mettent à bosser les statuts, décident de faire de leur SCOP l’instance la plus démocratique possible. Repensent les questions d’horaires au sein de l’entreprise, l’égalité hommes-femmes. Se penchent aussi sur la qualité des produits : il y a 10 ans, le thé qui sortait de Fralib contenait 2g de thé par sachet et tous les arômes étaient naturels (vanille en gousse, abricot secs,…) ; en 2010, Unilever exige 1,6g de thé seulement et les arômes sont de petits granulés chimiques mélangés automatiquement par une machine. Plus personne ne goûte au cours de la confection. Les salariés ont la sensation de fabriquer un produit chimique. Leur SCOP, décident-ils, changera cela aussi : ils utiliseront désormais uniquement des produits bio venus de producteurs locaux.
La région les soutient. La Communauté Urbaine de Marseille aussi – elle a d’ailleurs pour cela racheté les locaux de l’usine à Unilever. A Fralib, tout est prêt pour redémarrer la production.
Une seule chose bloque encore : pour pouvoir démarrer, pour pouvoir écouler la production, les Fralibs ont besoin qu’Unilever leur cède la marque Eléphant, qui était celle produite dans l’Usine – Unilever, il y a quelques années, a accepté une cession similaire avec la marque Royco. Eléphant est né en Provence il y a plus d’un siècle, a toujours été produit dans la région. Unilever l’a racheté il y a 40 ans à peine et, en fermant l’usine de Gémenos, délocalise la production de cette marque affichée comme provençale en Belgique et en Pologne.
Pendant sa campagne, Hollande s’était engagé à réquisitionner la marque Eléphant, s’il était élu.
Depuis son élection : rien. Montebourg et lui ne soutiennent plus le projet. N’y croient plus. Tremblent à l’idée de s’affronter à Unilever.
Les Fralibs, eux, ne lâchent pas et appellent au boycott de Lipton, autre marque de thé produite par Unilever.
Un boycott, un vrai, médiatique et bien mené, ça marche. Aux Etats-Unis, quelqu’un comme Ralph Nader a fait plier d’énormes firmes grâce à ça.
Seulement voilà, pour l’instant, le boycott de Lipton, personne n’en parle et ça ne marche pas. Silence radio, silence télé, et ça ne prend pas.
C’est là qu’on peut intervenir, vous, moi et les autres
Si on arrêtait de boire du Lipton? Pour un temps, fini l’Ice Tea, fini le Lipton Yellow… On en parle, on diffuse. Nos amis ? Facebook? Les patrons de café où on va ? Notre cantine ? Le CE ? Le syndicat ? et que sais-je encore ? Et pourquoi pas ?…
Cela fait 3 ans que les Fralibs luttent, rêvent et construisent. Et Unilever gagnerait?… Impossible.  Sautons donc à pieds joints dans la balance pour la faire pencher du bon côté.
3 ème actions de la BAC pour soutenir les Fralibs… vidéos à venir…
Publicités

Étiquettes :

4 responses to “Boycott Lipton et tous les produits Unilever”

  1. Ptitmatcha says :

    A reblogué ceci sur Ptimatchaet a ajouté:
    Brigade de clowns, allez jeter un œil à leurs actions 😉

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :